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08/07/2008

Un rêveur chargé de mission "ours" à Ferus.

Extraits d'un texte de Stephan Carbonneaux. En noir le texte de M. Carbonneaux chargé de mission "ours" à Ferus et en rouge nos commentaires.

030822_gdcharni_dcretpoin_6_2 L’Echo du Grand Charnier (tout un programme !) (Ce n’est pas un programme ! Le Grand Charnier est un sommet du massif de Belledonne au dessus d’Arvillard, là ou siège notre Association).

Le Grand Charnier est un site d’ultrapastoraux alpins (nous ne sommes pas des ultra-pastauraux car notre Association est composée de membres d’origines très diverses) qui bourrent leurs pages de clichés sanguinolents de bêtes domestiques et sauvages tuées par des loups. Tout récemment, ils donnent même à voir une image rarissime de la jambe d’un homme attaqué par un ours… blanc.(ce que d’autres sites ne font pas afin de ne pas ternir l’image du gentil prédateur que l’on veut faire avaler au grand public) voir notre site : http://www.legrandcharnier.com et notre blog : http://legrandcharnier.neufblog.com

Le projet du groupe "Forêts sauvages" (une talibanerie d’un nouveau genre !), que j’ai récemment rejoint, en est une autre. Dans tous les cas, il s’agit de laisser faire la nature, quitte parfois à lui donner un coup de pouce en réintroduisant une espèce, (quelques loups par exemple ?) ce qui constitue évidemment une subversion des valeurs de contrôle et de domestication défendues par M. Besche-Commenge et ses amis.

Pouvoir vivre un jour ou plus dans une nature sans trace de l’homme, la plus riche possible, en prenant bien sûr quelques risques assumés, n’est-ce pas un retour à la normale ? (ce qui est normal pour vous ne l’est pas forcement pour les autres … mais il n’est pas interdit de rêver)

l’existence à notre époque d’une nature primaire peuplée d’ours, de bisons, de loups, d’aigles, d’élans et de mille et une autres formes de vie, au sein de vastes forêts, entraînerait ipso facto la mort des enfants malades ! Dois-je lui apprendre que l’Europe balkanique a encore abrité des lions (et sans doute des tigres) après Jésus-Christ, quand les hommes avaient développé depuis des millénaires déjà des techniques de chirurgie très perfectionnées. Il y a mieux ! Le célèbre géographe Xavier de Planhol va même jusqu’à envisager la survie, en l’an 1 000, dans les grandes steppes d’Asie centrale, de descendants des daims géants et des rhinocéros laineux de la préhistoire,(heureusement que vous ne possédez pas de baguette magique sinon on aurait droit aux rhino laineux !)

("rassurons" M. Besche-Commenge, je ne possède pas de voiture, ni grand-chose d’ailleurs)

Pas une ligne d’observation sur les questions de fond soulevées par mon texte !

J’attends, nous attendons de vrais dialecticiens, des contradicteurs, pas des gens qui plaisantent avec la mort de nos enfants ou qui cirent les pompes des puissants.(je ne sais pas si nous sommes de vrais dialecticiens , des contradicteurs certainement).

J’aimerais avoir votre avis sur une question me semble-t-il importante : Vous rêvez d’un monde où la nature sauvage a repris une large part des espaces qu’elle a perdue au profit de l’homme et de ses développements. A l’heure actuelle la population mondiale ne cesse de croître à la vitesse grand V limitant de plus en plus les espaces sauvages, quelles sont vos solutions pour stopper cette dégradation  et revenir au monde sauvage que vous affectionnez ?

merci de votre réponse !

Le G.C.

Commentaires

On trouve l'intégralité du texte de S. Carbonneaux et le débat qu'il a provoqué ici : http://www.ours-loup-lynx.info/spip.php?article1357
(car les extraits ci-dessus ne donnent guère d'informations utiles..).

Pour ce qui est de votre question sur la surpopulation mondiale et l'envahissement de la planète par les activités humaines, y compris l'élevage extensif vous avez raison... c'est sans doute le problème numéro un, celui qui génère tous les autres..

Cela conforte les idées de Stéphane Carbonnaux quand il explique son désespoir de voir la nature sauvage régresser partout.

enfin, les masques tombent : on apprend que "le retour à la normale" c'est une "nature sans trace de l'homme"... entre parenthèses, c'est même pire que ce qu'avait écrit Bruno Besche Commenges puisqu'il disait que ces illuminés voulaient nous ramener 2000 ans en arrière, là c'est carrément quelques millions d'années !...
On voit bien que toutes leurs circonlocutions verbales à propos de la cohabitation ne sont que blablabla. Et que ceux qu'ils traitent d'ultra-pastoraux (qualifiés aussi de primaires bien entendu) l'ont bien compris depuis longtemps... (pas facile de leur faire prendre des vessies pour des lanternes aux "primaires", par contre aux escrolos...).

Et que dire quant au "mythe" slovène quand on lit ce que ce monsieur écrit :"La plupart des habitants sont partis pour des raisons politiques, militaires et économiques. La forêt est revenue, peuplée d’ours, de loups, de lynx etc...". Tout à fait ce que Beche Commenges dénonçait après le voyage organisé en Espagne (Somiedo) : des ours mais plus du tout d'élevage... ce que les escrolos refusaient de reconnaître.

Le reste du texte est à l'avenant... on apprend qu'après Jésus-Christ les techniques chirurgicales étaient au top... dommage que ce monsieur ne puisse y retourner, ils auraient peut-être pu lui greffer un cerveau.

Bonjour,

J'aurais aimé une réponse plus argumentée, à venir j'espère?

Nous savons tous que Le Grand Charnier est une montagne, mais aussi une allusion claire aux tas de brebis égorgées.

Que votre association comporte des membres d'origines diverses est une chose qui n'empêche pas qu'elle comporte des ultra-pastoraux (des non-cohabitationnistes qui refusent tout compromis pour le moins) et des personnes opposées à la défense de l'environnement.

Les publications croisées des textes de BBC, Louis Dollo ou de Gil Rivière-Wekstein de A&E sur vos sites respectifs, ainsi que la visible jubilation qui fait suite aux tirs des ours blancs en Islande sont parlantes sur les intérêts croisés et les liens avec le secteur agro-industriel et tout ceux qui aiment en vrac, le nucléaire, les OGM, les produits phytosanitaires etc. Tout ces intrêts ont un point commun : le soutien des syndicats agricoles.

Vous revenez, et semblez tenir, à la thèse du "lâcher de loup". Je souris face à votre crédulité du grand complot. Pour vous rassurer, je suis à 100% d'accord pour que tous les loups parqués ou croisements domestiques soient fichés et surveillés. Cela ne changera rien à son arrivée naturelle et au fait qu'il essaie de se reproduire et de conquérir de nouveaux territoires. Si vous voulez passer votre temps à leur mettre des bagues dans les oreilles comme aux brebis, libre à vous.

Pour ma part, à la Buvette, j'affiche depuis le départ la couleur et les photos des prédations dans une galerie (http://www.loup-ours-berger.org/2006/03/photos_pastoral.html) Je reconnais que l'ours et le loup ne sont pas de gentilles peluches, que l'impact des prédateurs sur le pastoralisme et sur ses métiers est non négligeable et doit être évité si possible et en tout cas mieux indemnisé.

Le pastoralisme entretient les milieux ouverts, c'est vrai. Les milieux ouverts sont moins riches en Biodiversité que la forêt, c'est vrai aussi. Par contre, je pense qu'un abandon très partiel des estives, les plus difficilement défendables (imbriquées dans la forêt par ex.), permettraient d'éviter les conflits, de garder les ours dans les milieux qui leurs sont favorables et de concentrer les protections sur celles qui le sont.

Créer des zones où le pastoralisme serait prioritaire et d'autres ou les ours le seraient aussi. Laisser une partie de la forêt inexploitée permettrait, en plus de la quiétude pour la sédentarisation des ours, la réapparition d'espèces liées à la richesse en bois morts. Cette Naturalité là ne nuit en rien à la poursuite du pastoralisme ni à son progrès. Au contraire, l'ours, dans un milieu plus riche (on peut aussi l'enrichir) aurait moins envie d'aller voir ailleurs, sur les estives...

Si chaque partie propose une liste de concessions acceptables en vue d'un échange équilibré, il y a peut-être moyen d'avancer vers le développement respectif du pastoralisme et de la population d'ours en bonne intelligence. La cohabitation et le respect mutuel est ma direction.

La population mondiale est en croissance, d'où l'importance de protéger le côté naturel et sauvage des milieux qui n'ont pas été trop détruits ou modifiés par l'homme. Il ne s'agit d'un monde où "la nature sauvage a repris une large part des espaces qu’elle a perdue au profit de l’homme et de ses développements", mais de l'empêcher de disparaître à tout jamais...

Je ne pense pas qu'il s'agit d'une position extrême et espère être publié.

Bien à vous.

On dirait que " Lulu Berlu" n'a compris que ce qui l'intéressait dans l'article de S. Carbonnaux.. Moi j'ai lu ce qui suit, et il n'y a pas de quoi fouetter un chat... Je cite :

" Et puis, à côté de cette nature, il y a la civilisation, la société humaine qui a toujours existé (l’état de nature est un mythe), même quand les hommes vivaient aux temps préhistoriques. Le drame, c’est qu’Homo sapiens a envahi la quasi-totalité de l’espace à son profit, en éliminant quantité de magnifiques formes de vie qui n’ont pas demandé plus que lui à vivre sur Terre. C’est ainsi que la faune européenne s’est appauvrie assez récemment à l’échelle historique : chevaux sauvages, aurochs, bisons, grands prédateurs, rapaces, etc. ont disparu ou se sont considérablement raréfiés. Je ne vois pas en quoi cette évolution est positive. Je ne vois pas en quoi nous devrions aduler chèvres et moutons, qui associés au feu et à la hache suffisent à anéantir d’immenses écosystèmes.

Quand j’évoque le retour par libre évolution à une nature qui sur de grands espaces se rapprocherait de ce que nos ancêtres ont connu voici des siècles ou des millénaires, c’est par désir partagé avec un nombre sans cesse croissant de personnes, de rétablir un équilibre entre une nature aujourd’hui étriquée, souvent misérable (il faut aller en Slovénie, en Roumanie, en Pologne, en Biélorussie pour trouver de vraies forêts), et une civilisation urbaine ou rurale envahissante".

je n'ai peut-être compris que ce qui m'intéresse mais c'est bel et bien écrit en toute lettre : "une nature sans trace de l’homme (...) n’est-ce pas un retour à la normale ?" c'est bien connu les hommes sont en fait des extra terrestres... on voit le délire ! tant et si bien que même chez Ferus ça en interroge quelques-uns et que le webmaster a cru bon d'indiquer en préambule que : "cet article reflète avant tout son opinion personnelle". On voit l'ambiguîté (ou la duplicité) de leur démarche. Certains en sont même à demander de voir les statuts de l'association pour savoir sur quel pied danser !...

Et pour en revenir à J. Paroix, c'est vrai qu'à une époque les escrolos le mettaient sur un piedestal (pensez donc, ils avaient trouvé 1 berger "pro-ours") et puis il a pris position contre les derniers lâchers et c'est devenu un "traître" qui s'en est pris plein les dents sur leurs forums.

Donc cet article, mis à part les attaques personnelles contre certains, quelques absurdités et autres énormités comme le coup du rhinocéros laineux, tiens, pour des gens toujours prompts à invoquer la caution scientifique, pour le coup ça ne vole vraiment pas très haut, ce monsieur appelle à la rescousse (je vous le donne en mille) un géographe qui de plus ne prouve rien mais "va même jusqu’à (en) envisager la survie", c'est dire le sérieux de tels écrits lorsque tous les spécialistes (pas des géographes, hein...) s'accordent pour dire que ces animaux ont disparu vers la fin de la dernière glaciation !

Ou comment réécrire l'Histoire avec des visées idéologiques, pour reprendre l'expression qu'il reproche à quelqu'un :"comme dans les heures de gloire du Parti Communiste de l’ex-URSS"...

En résumé, à vite oublier !

On a un bel échantillon de l'argumentaire des intégristes, et cela à partir d'un marchand de carte postale...une prouesse!
Aucune pertinence scientifique, guidés par vos seules convictions que la nature était plus belle et "mieux protégée" avant (???), on touche des sommets avec "les vraies forêts" à visiter en Biélorussie ou en Ukraine! Sans doute grâce au régime politique qui sévit depuis plus d'un siècle, un exemple pour la conservation des espèces!
Après, il s'en trouve tjs un pour amalgamer le nucléaire, les ogm, les pesticides, etc. pour au final servir les gros méchants syndicats agricoles; manque d'idées?
Ou n'est-ce pas plutôt que les propos de Dollo, GRW ou BBC sont irréfutables?
Vous pensez convaincre qui avec vos "concessions acceptables", les touristes, "l'ensemble de la population"?
La biodiversité si sacrée et vénérée par nos nouveaux écolos est de toute façon contrariée par l'homme, qu'elle que soit son activité; du circuit de randonnée au village le plus reculé, en passant par les équipes de suivi en hélico/avion ou en 4x4... donc quoi qu'il arrive l'homme est de trop pour que puisse s'épanouïr cette biodiversité!
Pour ce qui est de croire en des zones dévolues aux uns et aux autres, c'est du bidon et c'est sur le terrain que l'on s'en aperçoit, l'exemple de la désertification des zones d'élevages de montagne en Espagne. Les déplacements incongrus des ours, à rendre chèvres les suiveurs... Ici on nous soutenait mordicus que le sanglier préférait l'embroussaillement aux zones ouvertes, faux, il se tient la où il est plus aisé de se nourrir et de circuler, et la compagnie des brebis (fumier = vermille) semble avoir ses préférences, on en fait les frais. L'équipe de chasse se cantonne la majorité du temps sur l'exploitation.
Et comme quoi, l'élevage et le pastoralisme reste un élément majeur...
http://www.ladepeche.fr/article/2008/07/07/463045-Les-Bretons-apprennent-en-Ariege-a-elever-les-moutons.html

Ils tombent les masques: les délires d'un grand malade sur le nature "normale comme il y a 2000ans", les délires de la dernière "Gazette des gds prédateurs" de Ferus où l'édito situe la norme avant le néolithique, et à partir de la mort de l'ourse canelle en vient à parler de "crime contre l'humanité, le délire du rapport Guth-Bracque sur le loup, etc etc ... (je parle pas de la buvette, c'est le sous-fifre qui met en ligne)
j'écris "délire", mais ce n'est pas du tout le cas: il y a là dessous un projet précis, ancien mais acté sous sa forme actuelle dans un document de 1997, inconnu jusqu'à aujourd'hui, et révélé dans le bilan à mi-parcours à propos du plan ours que vient de publier l'ADDIP (coordination pyrénéenne des opposants à l'ensauvagement de leur massif)
Si vous avez une demi-heure, lisez-le: les analyses et les propositions sont aux antipodes de la caricature qu'en donnent les malades ci-dessus, et les documents révélés sont ... révélateurs:
http://www.aspap.info/contenu/addip.htm?#bilan-addip
Son titre: "Ecologie, un vrai problème manipulé de façon inquiétante"
Inquiétante, c'est le mot, et il ne faudrait pas que les lecteurs de votre blog confondent les problèmes réels que l'écologie pointe, et le non pas vert mais vert-de-gris des zozos qui aujourd'hui tombent le masque.

Question subsidiaire: qu'est-ce qui, dans la France de 2008, les incite à croire qu'ils peuvent ainsi se dévoiler tout nus, ce qu'ils hésitaient à faire jusque là? Bonne question, non?

A part la hargne, qu'avez-vous à donc à dire de sérieux ? On ne comprend rien du tout à vos messages..

ben si tu ne comprends rien à ces messages, je crois qu'on ne peut pas grand'chose pour toi, par contre ce n'est pas très étonnant que tu gobes toutes les âneries des escrolos...

Les ânes sont plutôt de votre côté, en général, non ?

Car enfin, après avoir tout lu , y compris la prose fumeuse de l'ADDIP, de l'ASPAS et de vos autres copains, c'est ce qu'on comprend..

En plus il ne me semble pas que vous soyez de très bonne foi.. (vous ne répondez pas aux questions, vous ne faites qu'insulter..).

Ce forum ne permet donc pas le débat. Il est finalement sans intérêt.

Encore ces rumeurs de loups relâchés !!!

J'avais demandé à Berger dans un autre post s'il pensait vraiment que le loup avait été réintroduit clandestinement (sans parler de quelques loups qui auraient pu être effectivement relâchés par quelques illuminés mais bien de tous les loups sauvages en France que les analyses identifient comme lignée italienne.).

Berger m'a répondu "je ne peux exclure toutes forme de lâché. vue l'abondance de nourriture en tous genre avec 6-8 couples de lachés on obtiendra facilement une centaines d'individus".

Donc ok, personne d'ailleurs ne peut exclure toute forme de lâchés (comme je disais auparavant). Mais quid de toutes les crottes de loups identifiées génétiquement lignée italienne ? Les loups qu'on peut trouver dans les parcs ou chez les particuliers ne sont pas des loups de lignée italienne (sauf 2 femelles récemment installées au zoo à loup de St Martin de Vésubie). Quant à capturer 6-8 couples de loups italiens dans la nature, c'est plus qu'improbable vu que les italiens ne peuvent en capturer que de temps en temps pour les équiper de colliers émetteurs et que la France essaie depuis presque 2 ans d'y parvenir en vain.

Donc même si il y a eu des lâchés clandestins (pourquoi pas, je le redis), pourquoi nier le retour naturel du loup depuis l'Italie puisque les analyses le confirment et que la biologie du loup a déjà montré de tels schémas de dispersion ?

A propos de cette méchante forêt et des gentils pâturages, lire ici (car un peu long) : http://www.ours-loup-lynx.info/spip.php?article1357#forum1230

Je précise par ailleurs que même si on dit que le pâturage des moutons n'est pas ce qu'il y a de plus favorable à la biodiversité et qu'on veut le retour de grands prédateurs et d'une montagne plus "sauvage", ça ne veut pas dire qu'on se prononce contre l'élevage et pour l'élimination des activités humaines en zone de montagne : les 2 peuvent exister dans un même massif !

Sandrine : Puisqu'on vous dit que les escrolos-zozos vert-de-gris-urbains-bobos ont relâché dans la montagne des loups par hélicoptère (il parait qu'on les a vus faire) et qu'ils voudraient le faire avec des rhinocéros laineux et des diplodocus à double menton (il parait qu'on en a entendu parler) juste pour emmerder les éleveurs de moutons, et pour vider la FRANCE de ses habitants, pourquoi ne pas le croire ?

C'est incroyable, ça quand même !

Alors qu'il existe tant de propos intelligents, censés, scientifiques et conviviaux sur la montagne, sur la France et sur les escrolos-zozos vert-de-gris-urbains-bobos.. par exemple, au hasard, ceux que tiennent les gens qui ont été cités plus haut.

A croire que vous puisez vos sources taries et vos affirmations scandaleuses et dénuées de tout bon sens dans le négationnisme révisionniste,socialiste, opportuniste, nom d'un chien (de troupeau).

ils écrivent vraiment n'importe quoi!!!

mais puisqu'ils n'ont que le mot (je dis bien "le mot") "science" à la bouche, qu'ils aillent faire un tour sur le site SCIENCE & DECISION, unité de service de l'université d'Evry Val d'Essonne et du Centre National de la Recherche Scientifique. Notamment cette page: "La biodiversité dans les zones rurales" : http://www.science-decision.fr/cgi-bin/topic.php?topic=RUR.

Ils y liront notamment ceci: ". L'élevage traditionnel extensif est, quant à lui, en grande partie responsable de la composition de la flore des prairies."

Ceci: "Les paysages qui abritent la plus forte biodiversité sont composés d'habitats semi-naturels. Il s'agit de zones peu propices aux cultures (zones humides, terrains fortement empierrés, terrains trop pentus) ou de milieux que les agriculteurs entretiennent ou exploitent sans utiliser d'engrais, d'herbicides ou d'insecticides. Les principaux types sont les prairies exploitées de façon extensive ou peu intensive, les vergers traditionnels, les zones boisées (haies, bosquets champêtres, berges boisées)."

Ceci: "Quelle est la surface des habitats favorables à la biodiversité dans les zones agricoles françaises ?
R - En 2004, la surface des habitats semi-naturels dans les zones agricoles représentait environ 11 % du territoire français. Il s'agit des prairies peu productives et des alpages (3,4 % du territoire), des landes (3,0 %), des pelouses sèches (2,0 %), des haies (1,1 %), des friches (0,9 %) et des chemins de terre (0,2 %)"

Mais sans doute, ce ne sont pas les "bons" scientifiques ceux du CNRS, et comme l'écrit l'un des je-sais-tout ci-dessus: "Je précise par ailleurs que même si on dit que le pâturage des moutons n'est pas ce qu'il y a de plus favorable à la biodiversité /etc.../",
c'est connu "on" est une sacré reférence surtout lorsqu'il "dit"!!!!!

Ah ces idéologues du sauvage, ils sont drôles; et quand ça les gêne, ben c'est simple, quel "hasard": ils ne comprennent pas!

+1, bourdalis...

et oooohhhh, incroyable, que trouve-t-on aussi sur ce site ?

"L'Espagne est le pays qui abrite le plus grand nombre d'espèces, devant la France. Ensemble, ces deux pays accueillent plus de la moitié de la biodiversité européenne. La faune et la flore sont beaucoup moins variées dans les grandes forêts de l'Europe du Nord."

c'est étonnant, les talibans de l'escrologie nous racontent depuis des années quen France, c'est la misère, question biodiversité, qu'il n'y a qu'en Slovénie, Pologne etc... et maintenant ils s'agenouillent devant un texte d'un spécialiste des moules (interrogé par une journaliste...) qui s'amuse à parler de forêts : c'est ce qu'ils appellent "avoir recours à des "pointures" scientifiques"...
par contre comme tu l'as dit bourdalis, lorsqu'il s'agit de ce qui provient du CNRS...

Y'en a pas un parmi eux qui nous traîtaient d'ânes ?

Venant d'un naturaliste, opposer différents types de biodiversité est absurde; les zones de pelouses sèches favorisent un autre biotope, différent du milieu forestier, mais pas moins intéressant (en ce moment elles pullulent de petites sauterelles et font le bonheur d'une multitude de petits faucons).
Etonnant aussi après 30 ans d'élevage et de défrichage, en 2003 nous découvrons que la moitié de l'exploitation est en proposition de site Natura pour l'habitat de chauve-souris avec entre autres la conservation des espaces "ouverts", des pelouses sèches par paturage et gyrobroyage pour en maintenir le taillis.
Suis en train de mater les vues aeriennes de l'Auvergne (tour de France...) je n'ai pas le sentiment d'une surexploitation de l'agriculture, ni d'une tendance à la désertification par le sur paturage...Par contre les villages et les bourgs s'étalent sans vergogne sur le terrain agricole!

à Lulu le Berlu : le document que tu cites est intéressant.

On peut le télécharger ici : http://www.science-decision.fr/data/RUR.pdf
(car le lien que tu as donné ne fonctionne pas).

Hélas j'ai bien peur que ta lecture a été très sélective ! Comme d'habitude, il vaut mieux aller voir soi-même plutôt que lire des extraits non significatifs et séparés de leur contexte !!

Bourdalis
Merci pour le lien, et félicitations aux auteurs de ce rapport décidemment très intéressant et très documenté, reste à savoir si ce travail aura un écho auprès de nos dirigeants, la rigueur de l'analyse ne peut laisser indifférent...
Même si le pastoralisme des Pyrénées est bien spécifique, il est à bien des égards commun aux autres massifs, et bien souvent sert de vitrine pour toute une filière.
Je ne sais quelle solidarité existe entre éleveurs des différentes régions de France, mais votre combat en première ligne mérite le soutien entier de tous ses acteurs.
Enfin, nous sommes encore sur le terrain et ce n'est pas quelques "allumés" et leur funeste désiderata qui vont nous imposer de modifier nos méthodes de travail et nous dicter ce qu'il est "bon" de faire!
On a encore le choix de s'engager ou non aux contrats MAEt; et pour la "carotte" qu'elles apportent et les contraintes qu'elles impliquent, le choix est vite fait!

"et pour la "carotte" qu'elles apportent et les contraintes qu'elles impliquent, le choix est vite fait!"

Bravo Rageous ! Du fric,d'accord, mais pas de contraintes, c'est ça ?

Votre intérêt pour l'environnement ne se mesure donc qu'à la longueur de la carotte qu'on vous met sous le nez pour vous faire avancer ?

Et avec nos impôts en plus...

Contribuable
Quand vous irez voir de plus près les conditions d'octroi de certaines aides en particulier les MAEt, on pourra en reparler! Contrairement à ce que vous insinuez les aides quand elles sont légitiment s'accompagnent de conditions acceptées par les éleveurs. Rajouter un panel de contraintes qui s'apparente plus à prendre les éleveurs pour des incapables est insupportable!
Exemple pour MAEt DFCI: tenue d'un registre où il faut renseigner la date (c.àd. la période), le nombre de brebis dans telle parcelle, sa surface, et ce tout au long de l'année, en plus de renseigner déjà (pour la PHAE2) le tonnage de fertilisation/épendage de fumier, entretien par gyrobroyage, fauche, etc...
On a autre chose à faire que de s'embarrasser inutilement de rapporter des données qui peuvent êtres vérifiables simplement par le chargement (nb d'animaux/ha) et le bon entretien de l'exploitation. Je ne remercie pas les techniciens et décideurs de justifier leur fonction par de tels cahiers des charges. Quant à la carotte elle est somme toute désuète et ne justifie pas ce surcroit de travail d'enregistrement.
Quant à mon intérêt pour l'environnement il est conditionné à produire de bons agneaux, de respecter un cahier des charges qui garanti cette qualité, cela n'est possible qu'avec ce travail respectueux envers les animaux élevés mais également l'environnement qui les fait vivre, c'est pas plus compliqué. Bien à vous, je suis aussi contribuable...

A Lulu

merci pour ce rapport que je vais lire avec intérêt. Tu dis "L'Espagne est le pays qui abrite le plus grand nombre d'espèces, devant la France." Sais tu s'il s'agit de la France métropolitaine ou de tous les territoires français ? Car en effet, la France est un des pays les plus riches en biodiersité en comptant les territoires d'outre mer.

Bon, Rageous, voilà un message qui est moins agressif que les autres. On va peut-être pouvoir continuer à discuter..

Si les mesures agro-environnementales sont acceptées par les éleveurs (même moyennant finance) c'est bien. J'avais cru comprendre dans votre message précédent que vous y étiez hostile.

Si je comprend bien, ce sont surtout les contraintes administratives qui vous déplaisent. Là, on ne peut qu'être d'accord avec ce que vous dites : l'administration n'a qu'à embaucher des fonctionnaires pour faire le suivi à votre place au lieu de supprimer des emplois par dizaines de milliers.

Quant à votre intérêt pour l'environnement, j'espère qu'il ne se limite pas à seulement produire de la viande de bonne qualité. Il faut aussi que cette production, comme les autres activités humaines, n'ait pas un impact trop fort sur l'environnement, d'où l'agacement de pas mal de gens comme moi quand ils lisent vos propos sur les prédateurs par exemple, puisque vous persistez à voulir leur disparition.

Pour le reste, je ne me permettrais pas de vous prendre pour un (une) incapable en matière d'élevage ! Ce n'est pas du tout mon domaine et je vous fais complètement confiance pour produire de la bonne viande. Par contre, vous entendre parler de biodiversité.. là, je me marre. Ce n'est pas votre truc et vous n'avez pas à prétendre faire la leçon aux spécialistes dans ce domaine, comme l'a très justement expliqué l'association Ferus sur son site.

Chacun à sa place, n'est-ce pas ?

Dans le dossier science-décision (merci pour le lien qui marche) juste pour revoir à la baisse les chiffres donnés dans le § "La prise en compte de l'environnement dans les aides agricoles en France"
Où il est question des DPU;
400 €/ha dans les zones de grandes cultures (céréales)
moins de 200 €/ha dans les zones d'élevages extensifs.
Pour ma part mes DPU s'élèvent (si on peut dire...) à 27,99 €/ha, pas d'quoi hurler au profit des éleveurs sur le dos des contribuables...voilà une petite mise au point...concrète!

Pas étonnant. Les céréaliers sont de vraies pompes à fric. Qu'en disent les éleveurs de moutons ?

Contraintes administratives inutiles autant pour les éleveurs que pour les fonctionnaires, ça suffit de chercher des niches à boulot!!!
Produire de la qualité induit de respecter son outil de travail! Le respect de l'environnement est majeur dans ce cas! L'un ne va pas sans l'autre...
Toujours la même façon d'amener les choses..."vous persistez à voulir leur disparition"
Lisez ou relisez en dernière page du rapport de l'ADDIP leurs doléances...
" vous entendre parler de biodiversité"
Comme la lecture précédente du spécialiste Cochet, est-ce le frère de l'autre qui grâce à son décret a permis l'envolée de ces "hachoirs à oiseaux" (éoliennes) partout en France et pas mal aussi en Ardèche d'ailleurs?
"Ce n'est pas votre truc et vous n'avez pas à prétendre faire la leçon aux spécialistes dans ce domaine"
Ah, oui??? C'est vrai que la campagne serait tellement plus belle et équilibrée par son propre écosystème et surtout sans l'activité humaine... Je constate que notre installation a vu revenir en nombre le lièvre, le perdreau et certains passereaux que je n'ai pas souvenir d'avoir pu observer auparavant.

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