Ours : L'Aspap communique – Foix, le 10 avril 2008
10.04.2008 Balou aux portes de Foix. L'équipe de suivi de l'ours s'embourbe dans ses tentatives de capture. Au risque de mettre en danger la sécurité des populations.
10.04.2008 L'ours slovène Balou retourne t'il à Toulouse, comme il l'a déjà tenté ? Il se trouvait le 2 avril 2008 sur le secteur d'Aulus-les-Bains. Sans en bouger jusqu'au 9 avril, selon le répondeur officiel de l'équipe technique ours. Pourtant, cette même équipe, après avoir relevé dans le même temps des empreintes d'ours à Saint Martin de Caralp, tente depuis jour et nuit de recapturer Balou dans ce secteur, à 5 mn de Foix. Dix personnes sont mobilisées à plein temps, un avion de reconnaissance, des véhicules, des gendarmes. Le contribuable français appréciera.
Ni la population, ni les maires des communes limitrophes, n'ont reçu la moindre information de l'Etat. C'est encore l'ASPAP qui a du donner l'alerte, en prévenant notamment les éleveurs du secteur qui font remonter les informations du terrain à l'ASPAP, qui peut ainsi les tenir à disposition de tous.
Depuis le lundi 7 avril, les multiples tentatives de capture ratées tournent à la mascarade, et s'amplifient au risque de mettre les populations en danger : tirs de pétards, cris d'effarouchement, poursuites, hommes armés de seringues hypodermiques ... une véritable chasse à l'ours se déroule au milieu de zones habitées et fréquentées, sans que la Préfecture de l'Ariège ait envisagé la moindre mesure d'information ou de mise en sécurité des personnes. Le siège de l'équipe de suivi renvoie tous les appels sur le Cabinet Préfectoral, lequel a déjà refoulé sans ménagements plusieurs habitants.
Ces opérations de capture semblent indiquer que la présence de l'ours n'est pas souhaitable près de Foix. Il aurait t-il une discrimination envers les habitants des hauts cantons ? En quoi seraient-ils prédisposés à subir la présence de l'ours qu'ils n'ont en rien sollicitée, pas plus que les habitants de Foix et des alentours ? Lâcher, capture, lâcher, capture ... la belle vitrine de l'emblème "naturel et de l'écologique" se fissure chaque jour davantage. Le maire d'Aulus-les-Bains a notifié au Préfet de l'Ariège le refus de sa commune d'un éventuel re-lâcher de Balou sur le territoire communal. Selon nos sources, s'il n'était pas écouté, les habitants échaudés par la présence de cet ours autour du village depuis l'automne sont prêts à s'opposer à son retour par tous les moyens.
Depuis plusieurs mois, l'Etat évalue, notamment par des enquêtes de terrain, l'impact de son propre plan ours. Cette actualité de Balou doit lui montrer une fois de plus combien ces programmes sont coupés des réalités et qu'obtenir une population viable d'ours (120 ours au minimum) autonome et non assistée ne sera jamais possible dans les Pyrénées.
Nous avons déjà fort à faire et à payer avec les ours déjà présents, sans aller chercher de nouveaux candidats à l'importation en Slovénie ! La Convention de Berne ne pourra pas reprocher à la France de ne pas avoir essayé, à deux reprises même (notre cas est unique en Europe) l'expérience de l'introduction d'ours. Nos voisins européen semblent plus lucides, qui soit ne l'ont jamais tentée, soit y ont renoncé. La Suisse où fut signée ladite convention, envisage d'abattre l'ours "JJ3" très prochainement (c'est fait), suite aux désordres causés par ce descendant de souche slovène venu d'Italie.
Un récent sondage paru dans le quotidien la Dépêche du Midi montre que le nombre de personnes défavorables à l'introduction d'ours slovènes a triplé en 2 ans, malgré les millions d'euros de communication engloutis par l'Etat et les associations pro-ours pour faire avaler la pilule aux français ... et notamment aux Pyrénéens qui décidément ne semblent être ni des ânes, ni des imbéciles comme l'avait supposé Nelly Olin du temps de son ministère ...
Contact : Magali Boniface 06 30 29 90 86 et www.aspap.info

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