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février 2008

25/02/2008

Loup décapité en savoie : le Grand Charnier communique

Nous avons appris par la presse locale la découverte d’un cadavre de loup décapité, à proximité d’un sentier de passage sur la commune de Presles en Savoie.

Avant de prendre position nous espérions des informations complémentaires....A la date où nous écrivons (25/2/08) nous ne connaissons toujours rien des conditions dans lesquelles ce loup a été tué, ni les résultats des analyses en cours.

Qui peut avoir intérêt à cette mise en scène macabre ?

Si le Grand Charnier est toujours solidaire des bergers qui défendent leur troupeau, nous ne pouvons que désapprouver un tel comportement provocateur, d’où qu’il vienne, qui jettera l’opprobre sur le monde rural et les chasseurs, qu’ils soient ou non en cause.

Nous voyons à travers ces actes extrémistes, ici comme dans les Pyrénées, la conséquence et l’échec d’une politique qui n’a pas permis que l’opinion et le respect des gens de la montagne qui subissent les contraintes des prédateurs soient pris en compte.

Des « écologistes » nous disent que l’opinion française -à écrasante majorité citadine- serait favorable, peut-être, mais de quelles informations dispose-t elle ?

La commission d’enquête parlementaire de 2003 a largement souligné les mensonges et les manipulations de la communication officielle pour masquer aux montagnards ce qui les attendait.

Dans toutes nos conférences auprès des touristes, nous constatons toujours la compréhension quand des citadins découvrent la détresse et les conditions de travail que les grands prédateurs imposent aux bergers.

A l’écart des extrémismes de tous bords le Grand Charnier poursuit son combat d’idées pour la régulation des grands prédateurs dans le cadre d’une biodiversité dont le pastoralisme est une composante essentielle.

21/02/2008

Le ministre répond à l'appel au secours dela bergère Anita Jouffrey (voir message du 13/9/07)

Téléchargement Rep_MinistreAgric.pdf

On vient de nous transmettre la réponse du ministre de l'agriculture Michel Barnier à la lettre de détresse envoyée par la bergère Anita Jouffrey en août 2007 au président Sarkozy.

(Pour lire cettre lettre pathétique reportez-vous aux archives du blog du mois de septembre 07)

Sur cet alpage de la Périoule à la frontière de la Savoie et de l'Isère dans le massif de Belledonne, les loups occasionnent des dommages récurrents depuis 1997 ! 10 ans que ce berger transhumant du midi, depuis trois générations, subit les attaques du loup et surtout des conditions de travail inhumaines comme le montre bien la lettre d'Anita.

Parmi ceux qui lui reprochent sa virulence combien savent ce qu'il vit à chaque estive ? combien accepteraient de voir ainsi leur vie bouleversée ? Nous avons vécu à son alpage et savons de quoi nous parlons.

Nous remaquerons que d'habitude c'est plutôt le président qui répond à la place de ses ministres, cela en dit bien trop long hélas...

Cette réponse du ministre ne fait que rappeler les mesures légales qui visent à protèger les loups et non les bergers. Le "tir de défense" évoqué ne permet qu'à un garde d'être présent la nuit avec un fusil de chasse et non une carabine...Jamais le plan de prélévements autorisés des loups n' a été atteint, pendant ce temps les bergers sont au tribunal pour les patous qui importunent les promeneurs citadins qui eux, ne doivent subir aucune contrainte, et ils quittent un à un les alpages. Quelle belle victoire pour la biodiversité.

Le GC

11/02/2008

Affaire Dupérrier (Bauges 73) : l'association des éleveurs ovins de l'Isère réagit t

Syndicats ovins isérois

Le 08 février 2008

Communiqué

En France on se plaint parfois que la justice est débordée et que les juges mettent du temps à juger les affaires importantes ….

Mais voyons les choses clairement, toutes les affaires n’ont pas la même importance !

Aussi, nous éleveurs nous nous interrogeons sur l’intérêt de juger pour la énième fois les frères Dupérier.

Rappelons les faits : Denis Dupérier le 1er juillet 2005 avait tué un loup croyant avoir à faire à un chien errant qui attaquait son troupeau de chèvres dans les Bauges. Son frère, Pierre Dupérier, avait lui transporté le cadavre de l’animal devant un bureau de l’office national de la chasse et de la faune sauvage.

La cour d’appel de Chambéry en janvier 2007 avait relaxé le premier des frères et condamné son frère à une amende de 500 € avec sursis pour avoir transporté l’animal. Et ce après un procès en première instance et en appel au palais de justice de Chambéry.

Le 06 février, la cour de cassation a partiellement annulé cette décision, et l’affaire devra être rejugée par la cour d’appel de Grenoble.

Combien de fois encore allons nous les juger ? Est-ce qu’ une nouvelle association de protection des animaux formera un pourvoi contre cette décision ?

Cela risque d’être long et encombre inutilement les bureaux de la justice française. Il nous semble que des meurtres, ou des viols sont beaucoup plus graves. Enfin c’est ce que nous pensons, nous éleveurs…

Nous sommes effarés par l’importance qu’ a pris cette affaire.

06/02/2008

Loup abattu au Margériaz : le berger sera rejugé

La Cour de cassation a partiellement annulé hier l'arrêt rendu le 11 janvier 2007 par la cour d'appel de Chambéry, qui avait relaxé l'alpagiste des Bauges, Denis Dupérier. Le 1er juillet 2005, au Margériaz, il avait tué un loup d'une balle unique tirée à la carabine, à 107 mètres de distance. L'affaire sera rejugée par la cour d'appel de Grenoble.
En janvier 2007, la cour d'appel de Savoie avait relaxé Denis Dupérier, mais condamné son frère, Pierre, à une amende de 500 € avec sursis. Ce dernier, maire de la commune de Jarsy, avait transporté la dépouille de l'animal devant le bureau de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). La cour d'appel de la Savoie avait ainsi amené une nouvelle jurisprudence.
Le procureur de la République, ainsi que deux associations, France Nature Environnement et Fondation Assistance aux Animaux, avaient formé un pourvoi contre cette décision.
Hier, la chambre criminelle de la Cour de cassation a relevé la contradiction qu'il y avait à relaxer le berger qui aurait agi par «état de nécessité» et à condamner son frère. La cour a ordonné que l'affaire soit rejugée.
Denis Dupérier a toujours affirmé qu'il avait tiré à la tombée du jour en pensant qu'il s'agissait d'un chien errant qui attaquait à nouveau son troupeau de chèvres, alors qu'elles paissaient en alpage dans le parc des Bauges, où la présence du loup était officiellement démentie. L'alpagiste avait déjà tenté d'éloigner le prédateur, quelques minutes auparavant, par un tir au fusil de chasse.
Plusieurs centaines d'agriculteurs, bergers et éleveurs avaient manifesté leur soutien aux deux bergers, lors des procès de première instance et en appel au palais de justice de Chambéry, à l'appel de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs et des syndicats ovins et caprins.     La Rédaction du DL

Paru dans l'édition 73A du 06/02/2008

Un loup tué et décapité en Savoie

Voici l'article paru dans le Dauphiné Libéré Edition Savoie du 13/02/08

Le loup est bien en Belledonne, mais maintenant, ça n'étonne plus personne. Une nouvelle preuve de sa présence en a été faite par le sang, le 26 janvier. En fin d'après-midi, des promeneurs ont découvert le cadavre d'un grand canidé à la sortie de la commune de Presle, au pied du massif des Hurtières. Il gisait à moitié immergé dans le Joudron, un petit torrent de montagne. L'autopsie, depuis, a confirmé qu'il s'agissait d'un loup.
L'animal a été abattu. Il présentait sur son flanc droit un trou pouvant correspondre à l'entrée d'une balle de chasse de calibre 12. Il a aussi été décapité. «La tête a été coupée de manière professionnelle, a indiqué un gendarme. On ne l'a pas retrouvée. Elle a sûrement été conservée. Comme un trophée...» La dépouille a été transportée le 27 janvier au laboratoire départemental d'analyses vétérinaires de Chambéry, où son autopsie a été pratiquée. «On a vite compris que ce n'était pas un chien, a témoigné un enquêteur. Il avait un sillon continu le long des pattes, très foncé.» Des analyses biologiques, en cours, pourraient bientôt confirmer qu'il était de lignée italienne.
Le parquet de Chambéry a ouvert une enquête préliminaire pour "destruction d'espèce protégée", une infraction passible de six mois de prison et d'une amende. Désormais, les gendarmes recherchent le tireur : «Le cadavre a très probablement été transporté et déposé là, près d'un sentier de randonnée, pour qu'on le voit, que ça se sache...» Le jour de la mort n'a pas encore été déterminé. «Il était dans un cours d'eau très froid, de quoi le conserver assez longtemps.» À Presle, la chasse est fermée depuis le 10 janvier.

Les chasseurs, justement, plissent du front : «C'est facile de nous mettre ça sur le dos,» craignait hier le président de l'association locale de chasse. D'autant qu'ils sont nombreux : 52 adhérents à Presle. 70 chez le voisin, Arvillard. «Mais je ne connais personne qui prendrait un tel risque pour une bête protégée. Moi, je le dis tout le temps : c'est pas à nous de nous en occuper !»
Dans le village, la découverte «n'a pas vraiment surpris» dixit une habitante. «Le loup est une chose à laquelle on va devoir s'habituer...» Belledonne a été reconnue "zone de présence permanente" du prédateur.
Là s'est installée une des premières meutes de Savoie. 15 attaques y ont été constatées en 2007, pour 36 bêtes tuées. Cela fait sept ans que ce grand canidé n'est plus un "fantasme de berger" dans le massif. En novembre 2000, la dépouille d'un loup avait été pendue, par les pattes arrières, à un arbre d'une place d'Allevard (38). Sur une pancarte, à côté, était inscrit "Ras le bol du loup".      
Thierry Guillot

Reproduit par le GC avec l'autorisation du DL

05/02/2008

Découverte d’un cadavre de loup en Belledonne.

Publié le 5 février 2008 par Savoie Communiqués

Le préfet de la Savoie communique :

Découverte d’un cadavre de loup

Des promeneurs ont découvert le 26 janvier 2008, sur le territoire de la commune de Presle, le cadavre d’un grand canidé, à moitié immergé près d’un pont. Les premières constatations faites par les gendarmes ont permis d’établir que la tête de l’animal était sectionnée et qu’il présentait sur le flanc droit un trou pouvant correspondre à l’entrée d’une balle de chasse de calibre 12.
Les agents de l’office national de la chasse et de la faune sauvage ont pris en charge le cadavre, et il a été procédé à une autopsie par le laboratoire départemental d’analyse vétérinaires de Chambéry le 28 janvier, laquelle a confirmé qu’il s’agissait d’un loup.

Les investigations de la gendarmerie se poursuivent en vue d’éclaircir les circonstances exactes de la mort de l’animal. Le Parquet de Chambéry, saisi, déterminera les suites qu’il convient de réserver à cette affaire.

Avant de parler de braconnage (l’enquête est en cours), il y a un pas que certains franchissent allégrement sans le moindre souci de vérité. S’il s’agit de braconnage cela démontre une fois de plus l’échec de la politique « grands prédateurs » conduite actuellement par le ministère de l’écologie et du développement durable.

Le Grand Charnier

Message des bergers des Asturies (Espagne)

Ce message était destiné à l'AG de l'ASPAP (nos homolohues des Pyrénées)

Compañeros pastores:

Camarades bergers:

Depuis la Sierra de Cuera, dans les Asturies, nous vous envoyons à tous réunis dans cette assemblée notre salut, et regrettons de ne pouvoir être présents.

Au nom de notre association, APGOA (Association des Bergers et Eleveurs de l’Est des Asturies), nous tenons à vous assurer de notre solidarité, et de tout l’appui  dont vous pouvez avoir besoin dans la défense des droits de l’élevage et du pastoralisme face aux graves dommages que nous subissons de la faune sauvage. Nous vivons une époque où nous sommes les victimes, de façon de plus en plus grave, des abus démesurés des administrations publiques et de ces groupes si mal appelés “écologistes”. Ces derniers font pression sur les politiques et manipulent l’opinion publique contre nous, il essaient de faire passer la faune sauvage, loups et ours, pour des espèces indispensables à la conservation de l’environnement et du milieu rural.

Aujourd’hui, c’est très bien vu de défendre Ecosystème et Biodiversité, mots dont l’usage semble réservé aux seuls écologistes. Mais tous les habitants du monde rural comme nous, savent bien que le seul écologiste qui aide et peut venir en aide à l’écosystème de nos montagnes, c’est le berger et ses troupeaux: ils ont conservé pendant des siècles ce dont nous avons hérité aujourd’hui et que nous voyons se détériorer sous les actions démesurées des talibans de l’écologie. Les écologistes nous traitent de démagogues quand nous disons cela, ils essaient de nous faire passer pour des pyromanes qui mettent le feu aux montagnes, et pour des sauvages qui pourchassent la faune sans défense.

IL nous semble très important de lancer une campagne pour faire prendre conscience à l’opinion publique, pour qu’elle se rende compte de notre réalité et ne voit pas uniquement celle des groupes écologistes, parce que c’est la société qui fait pression sur les politiques, et la solution à ces problèmes est politique,  elle passe par des lois.

Nous devons continuer  à travailler pour défendre le pastoralisme traditionnel en nous unissant au niveau international, parce que l’union fait le force, et nous devons maintenir sans trêve un bras de fer constant avec nos gouvernants

Ce bras de fer peut durer longtemps, et nous serons parfois un peu déçus, mais avec de la persévérance on peut vaincre. Notre Sierra de Cuera en est un exemple: après plus de dix ans de présence du loup, nous en sommes enfin délivrés. Nous avons maintenu la pression pendant des années, à travers des campagnes d’information, et lors des concours de fromage, en organisant aussi des manifestations communes avec les éleveurs de toute notre région fréquentée par de nombreux touristes et politiques, et surtout, ce qui les ennuie le plus, par notre présence pacifique mais revendicative lors d’actions politiques en période de pré-campagne électorale. Les politiques se sont alors rendu compte qu’ils ne pouvaient ni nous diviser ni nous user dans notre lutte pour la justice. Confrontés à la gêne que nous leur causions, ils ont fini par autoriser des battues légales de chasseurs accompagnés de bergers, tout cela de façon officielle jusqu’à ce que la Sierra du Cuera soit libérée des loups. Nous pensons que c’est en ce sens que nous devons lutter.

Un saludo para todos.                                                          

Hilario Manjón. Secretario de APGOA

Salut à tous, Hilario Manjón, Secrétaire de l’APGOA